IAL’INTELLIGENCE ARTIFICIEL

AMIE DE LA CULTURE

         

La généralisation du haut débit, de la fibre optique et l’avènement de l’intelligence artificielle IA sont des éléments très favorables aux mutations des manières de produire et de consommer la culture et le divertissement dans nos sociétés du 21e siècle.

Aujourd’hui pour démarquer son entreprise dans le digital, il ne suffit plus d’être innovant et puissant, les entreprises du secteur sont impactantes et disruptives.

Les entreprises en ligne placent de plus en plus le prospect ou le client au cœur de leurs actions et discours. Elles intègrent ainsi le client à la chaîne de valeurs de leur société.

L’internaute quant à lui, s’affûte au surf sur le web. Et il est de plus en plus exigeant. Il croule sous les offres, il stream voire télécharge. C’est le consommateur qui donne désormais le ton. L’internaute oriente les entreprises du digital dans telle ou telle direction.

L’IA favorise la numérisation de la musique.

Dans un premier temps avec la numérisation de la musique, le disquaire du coin disparaît, comme par magie. Nous assistons dès lors au développement massif du téléchargement sur les plateformes d’échanges per-to-per ou pair à pair. Puis des sites émergent et proposent des offres légales. Aujourd’hui enfin, c’est l’écoute de musique sur des sites de diffusion en flux streaming qui s’impose.

Les révolutions technologiques sont en cours, les aspirations profondes des populations s’en ajustent. Et tout ce que veut la musique : c’est d’être écoutée et dansée.

L’arrivée sur le marché des natifs du digital 18-29 ans, ancre ce présage dans une nouvelle habitude de consommation contemporaine de médiathèque. Selon les derniers rapports DigiWorld Yearbook de l’IDATE DigiWorld, ces technologies du numérique représentent plus de 2000 milliards € en 2025.

L’IA pérennise le télé-chargement et le streaming.

Les acteurs majeurs de la diffusion des contenus digitaux Amazon Music Unlimited, Apple Musique, Netflix, investissent régulièrement dans l’intelligence artificielle IA pour développer et mettre en place les dispositifs et les logiciels nécessaires à la réussite de leurs entreprises. Citons par exemples les recommandations automatiques et suggestions liées aux contenus consommés sur leurs plateformes.

Les GAFAN misent sur l’IA pour structurer leurs business.

Le ressenti d’un Internaute lors de la visite d’un site en ligne, ou lors de la consultation d’un contenu sur le web occupe aujourd’hui une place importante dans la nouvelle économie naissante. GAFAN, c’est l’acronyme de GOOGLE AMAZON, FACEBOOK, APPLE, NETFLIX.

De nos jours pour démarquer son entreprise dans le digital, il ne suffit plus d’être innovant et puissant, les enseignes du secteur sont carrément impactantes et disruptives.

D’après le cabinet IDC, le marché de l’intelligence artificielle IA représente plus de 97 milliards € en 2023. Tous ces efforts d’investissement dans l’intelligence artificielle IA vont certainement contribuer à développer le secteur de la production et de la consommation des contenus digitaux.

Il est alors fort à parier que l’industrie de la musique et du divertissement en général ne connaissent pas encore l’essentiel de leurs métamorphoses.

La puissance de l’IA : Amazon Music Unlimited et Apple Musique c’est chacun, 70 millions de titres.

En décembre 2020, le cabinet de conseil Midia Research estime le nombre d’abonnés mondial du streaming à 304,9 millions d’Internautes. Le téléchargement domine le début de ce millénaire, et ce en lien avec le succès de l’iPod et le développement d’une offre légale sur les sites des magasins spécialisés (Fnac, Virgin, etc.).

Les progressions sur ce marché sont beaucoup plus fortes jusqu’ aux années 2012-2013.

L’IA et l’éclosion des talents musicaux

Les innovations des technologies du numérique entraînent en effet un essor considérable de l’autoproduction musicale.

Il se constitue alors des écosystèmes propres à ces projets autour desquels gravitent différents acteurs économiques, à la carrière souvent éphémère.

Ainsi, la large diffusion des outils permettant de faire de la musique offre à un nombre croissant d’amateurs, qu’ils aspirent ou non à une carrière professionnelle, de réaliser leurs propres productions musicales. Les plateformes en ligne assurent la diffusion et, la promotion est faite via les réseaux sociaux.

Pour une partie de ces amateurs et ou mélomanes, il est possible de tenter sa chance sur le marché physique, celui du compact disque en créant ou en intégrant un des nombreux petits labels indépendants, à la vie plus ou moins courte qui foisonnent dans l’univers numérique.

Les titres se téléchargent massivement en ligne. Ils représentent en effet environ 85 % des actes de téléchargement sur la dernière décennie. Effectivement entre 2010 et 2016, elle passe de 12 % à 19 % du volume total de la musique téléchargée et de 52 % à 63 % du chiffre d’affaires. En parallèle les consommateurs achètent toujours leurs CDs.

Toutefois, l’augmentation de la variété des disques vendus ne s’explique pas seulement par les progrès du référencement ou les retombées sur le marché physique de la vitalité de la production musicale en ligne.

Elle tient également aux comportements des maisons de disques face à la numérisation de la musique et à la baisse persistante de leurs revenus.

Les maisons de disques font du neuf avec du vieux.

Avec le développement massif du téléchargement, les maisons de disques puisent dans leurs catalogues pour proposer sur le marché quantité de compilations, d’offres spéciales, de versions avec bonus et de rééditions diverses, soit autant de versions différentes d’un même contenu.

En multipliant ainsi la reprise de standards ou la réédition de grands classiques aussi bien dans le domaine de la musique classique ou du jazz que de la variété ou du rock, les principaux labels alimentent une forme artificielle de variété de l’offre, une diversité de façade qui peut masquer en réalité une standardisation des productions.

Cette décennie voit finalement le marché du disque continuer à décliner d’année en année et celui du téléchargement légal s’effondrer brutalement après une brève période de croissance.

Le renouveau du vinyl.

La reprise des ventes de ce support, que beaucoup considèrent comme condamné par le numérique, s’accélère depuis quelques années. Nous avons à disposition, la réédition de nombreux succès des années 1960 ou 1970 mais aussi la sortie de plus en plus fréquente d’albums simultanément sur support CD et vinyle.

Selon le Snep Syndicat National de l’Edition Phonographique la progression est encore plus rapide en 2017, la part des vinyles dans le chiffre d’affaires du marché physique passe à 12%.

Durant cette période, les labels dits indépendants gagnent des parts de marché au détriment des labels détenus par les majors puisque les premiers produisent 46 % des quantités téléchargées en 2016 contre 37 % dix ans auparavant, alors que les seconds n’en produisent plus que 53 % contre 58 % en 2007.

Les majors, après avoir cédé un peu de terrain au tournant des années 2010 au profit des distributeurs indépendants (Wagram, Pias France, Socadisc, etc.), retrouvent en 2016 les parts de marché qui étaient les leurs dix ans plus tôt.

C’est-à-dire qu’ils assurent la distribution de huit disques sur dix et participent directement avec leurs différents labels à la production de 65 % des albums vendus, soit un niveau légèrement supérieur à celui de 2007.

La diffusion de musique en flux semble s’imposer durablement.

Le streaming s’impose à la fois comme mode dominant d’accès à la musique enregistrée et comme source majeure de revenus pour l’industrie de la musique. Le nombre de références actives diminue de 2007 à 2011, à un rythme toutefois nettement inférieur à celui des ventes. S’ensuit une forte progression en 2011 et en 2012, puis une autre plus limitée ces dernières années, en partie liée au renouveau du vinyle.

À la lumière de ces constats, les années 2007-2016 apparaissent comme une phase de transition au cours de laquelle la mise en place d’une offre légale de téléchargement sauve la mise.

Ensuite ce sont les plateformes de diffusion de musique en flux qui imposent un nouveau modèle associant gratuité d’accès et accès par abonnement dont les contours sont aujourd’hui stabilisés.

Nous avons droit de nos jours à une offre quasi illimitée, accessible en permanence et en tout lieu, structurée par de puissants outils algorithmiques et déclinée en une grande variété de services personnalisés.

L’IA et le modèle français.

De fait, le modèle qui a cours aujourd’hui en France est hybride : la musique s’écoute très majoritairement en flux au format numérique, mais les achats sur le marché physique continuent à assurer plus de la moitié des revenus du marché de la musique enregistrée.

Le média Ventes Rap rapporte en mars 2021 que, rien que pour la plate-forme d’écoute en ligne Spotify, l’artiste Booba récolte 9,2 millions de streams en 24H puis 5,1 millions pour le deuxième jour. Ce qui donne un total de 14,3 millions de streams sur 48h.

Tous les producteurs indépendants ne sont pas Tallac Records, et B2O n’est personne devant la Warner Music, ni devant Sony Music, ni devant Universal Music. Et pourtant, chacun de ces acteurs tire ses chiffres de ce game en toute intelligence, IA oblige !

Toujours avec son compte de secours pirate, @lapiraterieofficial depuis son bannissement définitif de la plateforme instagram le Duc de Boulogne envoie un message fort : Si il y a une chose et un message que j’aimerais qu’on retienne c’est le suivant : C’EST POSSIBLE .

 

IA, amie de l’homme, c’est la rencontre du troisième type.

Ok de-MEDEIROS.

Sources : Hootsuite & We Are Social 2019, IDATE DigiWorld, Robotics, May 2019, IDC, https://www.lefigaro.fr/flash-eco/amazon-quatrieme-trimestre-meilleur-que-prevu-mais-ses-previsions-decoivent-20190131 , https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/08/03/32001-20180803ARTFIG00243-apple-cinq-chiffres-de-la-demesure.php , JDN, « Les BATX investissent massivement dans l’IA », Capital, « Alibaba, Pinterest, Netflix… ces 12 licornes veulent détrôner les géants du Web » , ZDNet.fr/chiffres-cles , Médiamétrie , http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html , Cairn.info le 05/10/2018, Ecommerce Foundation, https://www.service-public.fr/