Le commerce de la mode sur Internet. Le dilemme des millennials .

GRETA THUNBERG OU FAST FASHION

Selon Greenpeace, le commerce de la mode sur Internet chaque année, c’est 100 milliards de vêtements qui se vendent dans le monde. La mode et le prêt-à-porter génèrent 580 000 emplois en France selon l’Institut français de la mode, l’IFM.

Le marché de la mode sur Internet continue sa marche en avant. Les marques sont de plus en plus conscientes de l’importance de leur présence sur la toile et en particulier dans les médias sociaux.

Car, côté clients, à majorité jeunes, cette nouvelle manière de consommer les vêtements à distance, via le web est on ne peut plus normal et déjà bien ancrée.

Le commerce de la mode sur Internet : top 5 des sites e-commerce de mode chez les moins de 35 ans

Les millennials, la génération Y, ou encore la génération 1984-1996, est une tranche importante des clients du secteur de l’habillement sur Internet. Selon l’étude de Kantar, ils consacrent 19,5% de leur budget total à ce poste de dépense contre seulement 10% pour les seniors. Les transactions mode sur le web pour les jeunes continuent d’augmenter, avec une progression de 17% les trois premiers mois de 2019. Ainsi, cette catégorie de consommateurs dépense son argent essentiellement sur des plateformes e-commerce qui leur ressemblent à savoir, Zalando, Veepee, Amazon, H&M, Showroomprivé.

Le rôle des soldes et des promotions sur la mode.

Dans les budgets des familles, nous ne plaçons pas les dépenses en vêtements en priorité. D’ailleurs, nous observons un net recul des achats d’articles de mode durant toute la traversée de la crise de 2020. Cependant, les soldes et les promotions qui ont court

sur le web jouent un rôle essentiel dans les ventes des e-commerces. En effet, selon l’IFM, 58% des ventes totales se font sur des

produits à prix barrés.

Une clientèle aux comportements volatiles.

Cette clientèle est concrètement volatile dans son comportement d’achat, en comparaison avec les personnes plus âgées :

  • elles fréquentent environ 7 marques différentes ;

  • elles se servent moins des cartes de fidélité ;

  • elles achètent beaucoup d’articles soldés ;

  • elles affectionnent les vêtements de seconde main, 47% des achats de Vinted sont effectués par des millennials.

La mode est le premier marché sur Internet en termes de nombre d’acheteurs.

En 2020, selon la Fevad, Fédération du e-commerce et de la vente à distance, 51% des produits et services achetés sur le web

sont des articles de l’habillement. Et les chiffres de Kantar Worldpanel pour le compte de la Fevad nous apportent les précisions suivantes :

  • 40 % des Français commande au moins un article de mode sur Internet lors des trois premiers mois de 2019 ;
  • chaque client dépense en moyenne 150 euros ;
  • les dépenses totales sur le web, pour le secteur de la mode, atteignent trois milliards d’euros en 6 mois ; avec environ 70 millions d’unités de commandes au total.
Top 5 des sites e-commerce de mode chez les moins de 35 ans

Les millennials, la génération Y, ou encore la génération 1984-1996, est une tranche importante des clients du secteur de l’habillement sur Internet. Selon l’étude de Kantar, ils consacrent 19,5% de leur budget total à ce poste de dépense contre seulement 10% pour les seniors. Les transactions mode sur le web pour les jeunes continuent d’augmenter, avec une progression de 17% les trois premiers mois de 2019. Ainsi, cette catégorie de consommateurs dépense son argent essentiellement sur des plateformes e-commerce qui leur ressemblent à savoir, Zalando, Veepee, Amazon, H&M, Showroomprivé.

Le rôle des soldes et des promotions dans le commerce de la mode sur Internet.

Dans les budgets des familles, nous ne plaçons pas les dépenses en vêtements en priorité. D’ailleurs, nous observons un net recul des achats d’articles de mode durant toute la traversée de la crise de 2020. Cependant, les soldes et les promotions qui ont court sur le web jouent un rôle essentiel dans les ventes des e-commerces. En effet, selon l’IFM, 58% des ventes totales se font sur des produits à prix barrés.

Une clientèle aux comportements volatiles.

Cette clientèle est concrètement volatile dans son comportement d’achat, en comparaison avec les personnes plus âgées :

  • elles fréquentent environ 7 marques différentes ;

  • elles se servent moins des cartes de fidélité ;

  • elles achètent beaucoup d’articles soldés ;

  • elles affectionnent les vêtements de seconde main, 47% des achats de Vinted sont effectués par des millennials.

La mode est le premier marché sur Internet en termes de nombre d’acheteurs.

En 2020, selon la Fevad, Fédération du e-commerce et de la vente à distance, 51% des produits et services achetés sur le web sont des articles de l’habillement. Et les chiffres de Kantar Worldpanel pour le compte de posent ainsi les premiers jalons du monde nouveau, le web 3.0 celui des consom-acteurs.

Référons nous à quelques chiffres de la Fevad.

Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance :

  • en 2020 le chiffre d’affaires du e-commerce en France, tous secteurs confondus, s’élève à 112 milliards d’euros, soit une hausse de 8,5% par rapport à l’année 2019

  • 13,4% : c’est le poids du e-commerce dans le commerce de détail, contre 9,8% en 2019.

  • Les ventes en ligne représentent 1,84 milliards de transactions, uniquement en France en 2020.

Le sort des entreprises spécialisées dans le commerce de la mode sur Internet.

Pourtant, les pure players arrivent derniers dans le classement. Les entreprises qui œuvrent uniquement sur la toile ne détiennent que 26% de la part du marché. Dans l’ensemble, la bataille avec sa concurrence directe est rude. En effet, les véadistes qui sont les anciens spécialistes de la vente à distance sur catalogue détiennent 35,9% de part de marché de la mode. Cependant, ils ne cessent de céder du terrain. En l’occurrence les 3Suisses perdent 87% de leur Chiffres d’Affaire, CA entre 2004 et 2016.

Le commerce de la mode sur Internet.

Dans ce contexte, 57% des TPME, Toutes Petites et Moyennes Entreprises sont à la fois présentes en ligne et hors-ligne selon Oxatis, solution e-commerce. Certaines d’entre-elles s’associent même aux géants comme

Amazon, Ebay ou Cdiscount, pour générer de nouvelles opportunités de ventes. Malgré tout, elles privilégient toujours leurs boutiques. Statista, grâce aux chiffres de sa plateforme eCommerceDB, détermine un top 5 des sites e-commerce mode qui réalisent les chiffres d’affaires les plus importants en France ces dernières années. Il confirme les tendances qui égrainent déjà ce récit.

  • Vente-privee.com est bien en tête avec plus de 1.milliard d’euros de CA ;

  • Showroomprivé, Zalando, Asos, La Redoute etc complètent la liste.

En définitive, nous achetons 2 fois plus d’habits qu’il y a 15 ans, mais nous les conservons aussi moins longtemps qu’il y a 30 ans.

Les origines d’un emballement annoncé.

Le polyester s’impose loin devant le nylon, l’acrylique et l’élasthanne. Sa production se localise à 72% en Chine, et 21% dans le reste de l’Asie. La zone multiplie au passage la production de polyester par 9 en 50 ans.

À partir de l’année 2000, le volume de polyester dans l’industrie de la mode dépasse celui du coton. Car le coton est essentiellement plus cher à produire. A lui seul, le polyester représente désormais les trois quarts des fibres artificielles et entre dans la composition de plus de la moitié des textiles, 56%, confectionnés sur la planète. Le secteur du textile représente ainsi environ 15% de la consommation mondiale de plastique.

Nécessité d’innover pour pérenniser une mode éthique.

Parallèlement, dès le début des années 2000, l’idée d’une mode éthique commence à émerger avec la prise de conscience des enjeux climatiques. En France, l’association Universal Love fonde le salon Ethical Fashion Show dès 2004. Depuis, des labels bio et éthiques se mettent en place et étendent de plus en plus leurs sphères d’influences. Par exemple, Ecolabel, Demeter, Global Organic Textile Standard, GOTS, BioRé etc.

Les innovations technologiques 

Aussi avec l’impression 3D, le secteur résoud les problèmes de stock et d’invendus, en plus d’une optimisation des ressources, sans aucun gâchis. Pendant ce temps à Londres Suzanne Lee travaille sur un concept de biocouture. C’est-à-dire qu’avec sa démarche, nous rompons avec l’idée que nous avons du textile. Car, elle cultive des bactéries pour obtenir de la biomatière, qu’elle travaille ensuite comme du tissu.

La conquête rapide de la fast fashion.

En 2005, avec la levée des quotas à l’exportation des pays en voies de développement vers l’Europe surgit l’impact de la fast fashion. Toutes les grandes marques délocalisent dès lors, leurs confections vers le Bangladesh ou le Pakistan etc..

Car même au Maghreb les salaires et les coûts de production augmentent. Reste à savoir que le salaire d’un ouvrier dans le textile est de 0,3 dollar de l’heure au Bangladesh, 0,5 dollar au Pakistan, contre 31,50 dollars en France.

Le drame de l’effondrement de l’immeuble Rana Plaza de Dacca.

En effet, le Bangladesh en 2013, avec ses 1.138 morts et 2500 blessés, porte aux vues et aux sus de madame et monsieur tout le monde les conditions de travail effroyables voire catastrophiques dans les ateliers des grandes marques du prêt-à-porter. Les vêtements que nous portons tous les jours sont ainsi, des pièces à convictions de crimes et de dramaturgies qui se déroulent dans nos lointains voisinages. Force est de constater que nous ne pouvons pas extirper toute ou partie de nos responsabilité dans ce types d’événements. L’effet papillon peut nous aider à relativiser nos implications car il est sûr et certain que sans casser les œufs, nous n’obtenons pas des omelettes. Effectivement que nos modes de vie et de consommation impactent directement notre environnement.

Devoir de vigilance des multinationales dans le commerce de la mode sur Internet.

Suite à ce terrible événement, une loi de 2017, exige un devoir de vigilance des multinationales françaises dans leurs filiales et leurs chaînes d’approvisionnement à l’étranger. Le texte précise que ces entreprises doivent désormais rédiger un plan pour identifier

les risques et prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, résultant des activités de la société et de celles des sociétés qu’elle contrôle directement ou indirectement.

Ok de-MEDEIROS

SOURCES : PHILIPPE WOJAZER | Crédits : REUTERS, https://www.challenges.fr/entreprise/environnement/les-chiffres-qui-donnent-tort-a-greta-thunberg-sur-ses-accusations-contre-la-france_690076, https://www.essentiel-sante-magazine.fr/societe/environnement/industrie-textile-la-planete-mise-a-rude-epreuve, https://www.alioze.com/chiffres-mode

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/03/l-industrie-de-l-habillement-de-plus-en-plus-dependante-des-ressources-fossiles_6068647_3244.html, https://www.oxfamfrance.org/agir-oxfam/impact-de-la-mode-consequences-sociales-environnementales/, https://cocofrio.fr/journal/pourquoi-sengager-vers-une-mode-responsable/, https://mademoisellecoccinelle.com/10-bonnes-raisons-vetements-lin/, https://www.bonnegueule.fr/dossier-mode-vetement-responsable-environnement-ecolo/, https://www.sloweare.com/fabriquer-un-tshirt-eco-responsable/, https://www.planet.fr/societe-greta-thunberg-financee-par-une-riche-heritiere-la-rumeur-qui-agite-le-web.1870747.29336.html, https://jai-un-pote-dans-la.com/les-magasins-physiques-sont-ils-toujours-necessaires/