LES INITIATIVES DES MARQUES POUR UNE MODE ÉTHIQUE.

LA MODE AU VERT

Nous vivons aujourd’hui une étape inédite , décisive et renversante d’un point de vue civilisationnel et culturel.

72% des 18-34 ans changent directement de marque si elle ne correspond plus à leurs valeurs. Car, les dérives environnementales et sociales de l’industrie de la mode créent un fort sentiment de culpabilité qu’il est impossible aujourd’hui d’ignorer, de feindre jusqu’à vivre avec.

Les initiatives des marques pour une mode éthique, La RSE.

À cet égard, les marques adoptent et n’hésitent plus à pratiquer la RSE, Responsabilité Sociale et Environnementale pour d’une part préserver leur image de marque et d’autre part témoigner de leur qualité d’écoute et d’empathie. Il apparaît de plus en plus évident depuis 2019 qu’une marque moderne intègre forcément l’écologie à ses modes de pensée.

L’heure n’est plus vraiment à la prise de conscience de l’impact de l’industrie du textile sur la nature et l’environnement. Nous sommes en 2021, à l’étape de la mise en œuvre de toutes les volontés d’agir afin d’inscrire pour toujours la mode dans un mode de développement vertueux, respectueux de l’environnement et de son écosystème.

La mode écolo porte des valeurs de commerce équitable et place l’humain au cœur de ses processus de fabrication. Ce concept est désormais le coeur de toutes les stratégies de communication des entreprises depuis le web 2.0 au web 3.0.

La mise en route des initiatives des marques.

Chanel, Burberry, Dior, Louis Vuitton, Hermès, Prada, Giorgio Armani, H&M, Zara, Adidas, Nike, Sandro, Jules, Pimkie, La Redoute se réunissent le 26 août 2020, en marge du sommet du G7, sous la houlette de François-Henri Pinault, le PDG de Kering, et signent un pacte. Celui-ci entend limiter l’impact du secteur de la mode sur le climat, la biodiversité et les océans grâce à des objectifs qu’ils portent à l’horizon 2030 et 2050.

Le leader du grand luxe en France est déjà en action.

En effet, Bernard Arnault et LVMH communiquent dès le 25 septembre 2020 sur leur Projet Life pour mettre en lumière les avancées pionnières de la firme en la matière et présenter plusieurs nouveaux engagements, dont une charte relative au bien-être animal dans l’approvisionnement des matières premières. Le groupe accueille dès lors parmi ses collaborateurs Stella McCartney pour jouer les éminences grises en matière de développement durable.

La place de la notion de décroissance dans une mode écolo.

Effectivement la question est là à juste titre. Comment absolument mieux faire ? Comment maîtriser l’importance de la ressource fossile dans la production textile ? Comment réduire par conséquent les déchets plastiques de l’industrie de la mode ? Y’a-t-il des matières à exclure et ou à protéger ? Etc. Un vrai et insatiable foisonnement de questionnements…

De prime abord, l’homme primitif se construit ses premiers vêtements avec des ressources de son environnement immédiat et direct. Du feuillage en passant par la plante jusqu’aux peaux des animaux.

Nos habitudes contemporaines restent par ailleurs fidèles à cette orientation, ces choix initiaux des premiers hommes. Et ceci ne signifie aucunement qu’il n’existe pas d’autres alternatives.

Néanmoins et ironiquement, l’homme se vêt depuis toujours de peaux et de fourrures de bêtes et de plantes.

La place de la misère dans la croissance d’une mode verte.

La plupart des observateurs de ce milieu soulèvent malheureusement les ambiguïtés des consommateurs. En public, il veulent certes, une mode éthique et bien faite… Ils continuent cependant à acheter massivement dans les grandes enseignes de la fast fashion. Le modèle économique de ce secteur s’adapte et répond donc fatalement à plus de 90% des 7,8 milliards d’individus de la planète. L’homme se veut toujours beau dans ses habits. Il veut s’identifier comme la femme ou l’homme qu’il désire être ; et qu’il veut être. Son miroir a le devoir incommensurable de lui donner bonne conscience. Pour qu’il soit un bon travailleur et un bon consommateur, il faut absolument que le contrat social lui assure les ressources indispensables à sa beauté subjective. La société est à l’image de ses patriotes.

Les initiatives des marques pour une mode éthique.

Les marques se veulent éthique et bio parce qu’elles veulent améliorer les conditions de travail de leurs collaborateurs et leur assurer un revenu décent. La mode éthique répond aujourd’hui à certaines interrogations du secteur de la mode qui cherche avant tout à mettre en avant le commerce équitable.

Sommes-nous entrain de franchir le seuil de non-retour vers la bio ?

En 2018, un rapport de l’Agence Nationale de Sécurité de l’Alimentation et de l’Environnement ANSES, signale la présence de composants allergènes et/ou cancérogènes dans les vêtements et dans les chaussures.

En 2012, Greenpeace révèle la présence de perturbateurs endocriniens sur de nombreux modèles de grandes marques. Les consommateurs réagissent alors et demandent des explications claires et précises.

Avec l’abondance et la disponibilité de l’information, les marques se retrouvent de plus en plus devant des consommateurs avertis. Ils sont de plus en plus acteurs dans leurs consommations. Et, ils ne cessent de réclamer de plus en plus de démarches vertes et de transparence dans les divers processus de fabrication des produits et services des marques qu’ils affectionnent au plus haut degré.

Les grands groupes du luxe donnent les orientations générales.

LVMH et Kering s’engagent, créent des fonds pour la recherche le rachats de start-ups spécialisés dans les bio-techs. Ou encore ils investissent dans des innovations textiles en interne.

Certaines autres marques du luxe comme Stella McCartney continuent par ailleurs de faire figure de précurseurs et développent, entre autres, des pièces en cuir végétal. La designer vegan refuse depuis toujours de sacrifier le bien-être animal au profit d’exigences stylistiques. Gucci, Versace, Michael Kors… déclarent tous se mettre exclusivement au synthétique !

De plus en plus d’initiatives pour une mode éthique.

On constate toutefois de la méfiance de la part des observateurs car toutes ces initiatives sont privées et relèvent de la pure et simple volonté d’agir des différents acteurs.

L’absence de contraintes légales active ce sentiment de doute des ONG.

Quelques relais des initiatives en cours :

Paris Good Fashion, entend faire de la Ville lumière la capitale de la mode écoresponsable d’ici à 2024. La Mairie de Paris soutient cette action.

les Galeries Lafayette lancent l’opération Changeons de mode. La créatrice activiste Vivienne Westwood soutient l’action dès ses débuts.

saison 02 du mouvement Go for Good

le Secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson porte la loi anti gaspillage, pour promouvoir une économie circulaire en interdisant notamment la destruction des vêtements.

Chanel promeut depuis septembre 2020 une maroquinerie écoresponsable via ses ateliers de Verneuil-en-Halatte dans l’Oise en France.

Les initiatives des marques locales pour une mode éthique.

Nous sommes Myfuture, la substance grise derrière ces écrits. Nous sommes une marque graphique, du prêt-à-porter moyen de gamme et œuvrons localement pour mettre la mode au vert. Le t-shirt est le fer de lance de notre success story. Le consommateur décide, le métier valide. Nous apportons à juste titre une solution de design pour participer et démocratiser les cultures biologiques, la musique artisanale etc. Toute notre démarche s’enracine dans des notions d’agilité et la culture de l’incrémental. Enfin, le divertissement est le substrat qui fluidifie nos différentes actions.

Les réactions de la fast-fashion.

Ces enseignes réalisent des collections capsules sous fond de matières biologiques, récoltent de vieux vêtements en boutiques etc. Et ce n’est pas tout, les enseignes de la fast-fashion mettent en place des plans de recherche et de développement sur des matières innovantes. H&M produit une robe uniquement à partir de bouteilles en plastique provenant exclusivement des océans.