LE SALARIÉ CADRE EN ENTREPRISE.

LES OFFRES D’EMPLOIS

CADRES EXPLOSENT.

Les offres d’emploi cadre dépassent au troisième trimestre 2021, leur niveau d’avant-crise. Ainsi elles enregistrent +8% au 3e trimestre 2021 par rapport au 3e trimestre 2019. Les activités dans le secteur de l’industrie affichent + 17 pts. + 16 pts dans la construction, + 9 pts dans les services à forte valeur ajoutée ou encore + 3 pts pour le commerce.

Par conséquent, 11% des entreprises déclarent avoir l’intention de recruter un cadre au 4e trimestre 2021.

L’envolée des offres d’emploi.

Pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, le volume d’offres d’emploi cadre dépasse de 8% celui de 2019, pourtant année record pour les recrutements. Ainsi l’APEC, Association pour l’emploi des cadres comptabilise 127 660 offres d’emplois cadres, soit 18% de plus qu’à la même période en 2020. C’est ainsi que s’envolent les offres d’emploi cadre qui dépassent allègrement les niveaux d’avant- crise.

Pour des raisons de confidentialité YouTube a besoin de votre autorisation pour charger. Pour plus de détails, veuillez consulter nos Conditions Générales de Vente CGV.
J'accepte

Le salarié cadre en entreprise : instantané.

Il y’a plus de 5 millions d’emplois cadres en France, soit environ 19% de la population active. Nous avons une majorité d’hommes, 58%. Néanmoins les femmes y sont six fois plus représentées qu’il y a quarante ans.

Les secteurs impactés par cette embellie.

Les métiers les plus demandés sont ceux d’ingénieurs dans le bâtiment, les conducteurs de travaux, les télécommunications, l’informatique, la maintenance, le technico-commercial, les juristes etc.

De fait, les secteurs de l’activité économique qui recueillent le plus d’offres sont la santé +45%, l’industrie pharmaceutique +39%, la distribution +30% ou encore l’immobilier +27% etc.

Le rôle d’un cadre en entreprise.

Les rôles d’un cadre diffèrent d’une entreprise à l’autre. Cependant, tous ses rôles se combinent et se complètent d’une entreprise à l’autre. L’employeur attend donc d’un cadre quelques rôles bien

déterminés. Par exemple un cadre qui manage une équipe doit :

  •  Organiser et structurer l’équipe.
  • Décider.
  • Être expert dans son domaine d’activité.
  • Gérer le budget.
  • Mener les collaborateurs
  • Être un leader.
Un salaire de cadre.

En 2018, selon l’ Apec, un cadre touche entre 49.000 € et 56.000 annuels bruts.

Les prétentions salariales sont fonctions de la fiche de poste ainsi que de la taille de l’entreprise ou de la structure, PME, Petites et Moyennes Entreprises, startup ou multinationale.

Tout secteur confondu, en 2020, le salaire brut annuel moyen d’un cadre junior s’élève à 35 714 euros hors prime. Et quand on inclut les primes, on se retrouve à 38.833 € brut. En même temps, la rémunération mensuelle d’un cadre du secteur privé est à 5.633 € brut environ. Ainsi donc le salaire de 80% des postes de directeur général oscille entre 97.860 et 238.010 € brut/ an.

En 2020, 52 % des cadres touchent un bonus, pour un montant médian de 5 000 euros.

La disparité femme/ homme.

Les écarts de rémunération homme/ femme passent de 14 à 15%, à savoir en moyenne 56.000 € contre 43.000 €. Cet écart est de 8% à profil égal comme 10 ans auparavant. Rien ne change absolument.

Le salarié cadre en entreprise : parcours académique.

Généralement, un BAC+5, un master universitaire ou son équivalence professionnelle donne accès au statut cadre. Nous sommes en présence d’un sachant qui maîtrise son domaine d’intervention. Par ailleurs, c’est un expert et même très souvent un manager.

Les emplois cadres techniques et ingénieurs représentent environ 29% de cette sous-catégorie socioprofessionnelle. On y trouve les métiers de l’informatique, de la logistique, les chefs de projet, les cadres administratifs, les postes de responsable commercial, marketing, consultant RH, juristes…

Enfin, les catégories socioprofessionnelle de cadre et profession intellectuelle supérieure regroupe tout type d’emploi nécessitant des connaissances approfondies dans un domaine.

Comment devient-on cadre autrement ?

On accède aussi au statut cadre, parce qu’on a à son actif une certaine expérience professionnelle.

D’autre part, les formations types BTS/ DUT (BAC+2) ou licence professionnelle (BAC+3) avec de sérieuses expériences professionnelles et managériales permettent également l’accès à ces emplois cadres. De fait, ce statut est synonyme de plus grandes responsabilités et de grande capacité à relever défis et challenges.

Le contrat cadre est obligatoirement soumis à quelques points dont :
  • la rémunération au forfait jour ;
  • un régime de retraite avantageux ;
  • des cotisations chômages plus élevées ;
  • une période d’essai et de préavis de départ plus long 3 mois.

Bien évidemment, d’autres spécificités s’ajoutent à cette liste en fonction de la convention collective de l’emploi cadre en question et du bon vouloir de l’employeur, avantages en nature, clause de non-concurrence, prévoyance retraite…

Le salarié cadre en entreprise : quid du code du travail.

Le Code du travail ne définit pas ce qu’est le statut cadre. Ainsi après 36 mois de tractation, naît le 18 juin 2020 l’Accord National Interprofessionnel, ANI sur l’encadrement. En effet, 5 syndicats représentatifs des salariés et 3 pour le patronat se sont mis d’accord sur le statut des cadres en entreprise.

Cependant en dehors de la définition des quelques caractéristiques de la fonction, l’ANI laisse chaque branche définir le cas échéant, ses propres critères dans le contexte sectoriel qui est le sien.

Le statut cadre selon l’Accord National International.

Un cadre possède :

  • une aptitude à des fonctions à caractère intellectuel prédominant
  • des fonctions conditionnant ou induisant la réflexion et/ou l’action d’autres salariés
  • une marge suffisante d’initiative et/ou d’autonomie dont l’amplitude dépend des responsabilités et/ou de la délégation de pouvoirs qui lui sont confiés
  • une responsabilité effective contribuant à la marche et au développement de l’entreprise.
Le salarié cadre en entreprise en résumé.

Un cadre est un salarié et expert dans un domaine spécifique. Responsable, polyvalent et autonome, il doit atteindre les objectifs de l’entreprise. Il peut également manager une équipe dans l’accomplissement de ses missions. Cependant, de nombreux cadres n’encadrent pas et tous les encadrant ne sont pas cadres.

L’idée de cadre dans la population active.

Le statut de cadre fait toujours rêver. Bon nombre de salariés sont en quête de ce statut au cours de leur carrière. Car évidemment dans l’inconscient collectif c’est une fonction synonyme d’autonomie, de meilleure place dans la hiérarchie de l’entreprise et de salaire plus élevé. C’est autrement, l’occasion de s’élever culturellement, d’adopter de nouvelles pratiques de consommation propres et d’accéder à un certain train de vie. En somme, être cadre au-delà de la sphère professionnelle est synonyme de réussite sociale.

Qu’est-ce qu’un assimilé cadre ?

Ce statut n’est possible que si la convention collective du salarié en offre la possibilité. Cette dernière doit alors lister ses critères d’attribution à savoir, l’ancienneté, l’échelon etc. D’ailleurs la Cour de cassation dans son arrêt, Cass. soc., 19 mai 2010, n° 0845469 précise dans cette hypothèse que, l’employeur avait exprimé la volonté de reconnaître au salarié les droits attachés à la qualité de cadre. Ainsi le salarié assimilé cadre peut bénéficier de responsabilités similaires à celui du cadre, et d’une plus grande autonomie dans son travail. Néanmoins subsistent quelques différences.

Notamment, l’attribution des tâches managériales, le salaire, les congés ou encore les primes.

La révolution silencieuse de la typologie dans l’entreprise en France.

C’est une petite révolution dans l’histoire du travail en France, mais elle passe inaperçue. Pour la première fois, en 2020, la part de cadres dépasse celle des ouvriers. Ils représentent 20% des actifs, une proportion qui a doublé en 20 ans, souligne Gilles Gateau, le directeur général de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres.

Tout en se basant sur les chiffres de l’INSEE, Gilles Gateau constate une nette amélioration des offres d’emploi cadre. Ainsi à + 2% d’offres en juin 2021 par rapport à juin 2019, on passe à + 8% en juillet, + 10% ensuite et la courbe demeure ascendante y compris sur les offres pour les jeunes diplômés.

Le salarié cadre en entreprise : la pénurie.

La désindustrialisation et l’automatisation des postes ont contribué à redessiner la sociologie des entreprises au profit d’une catégorie hétérogène d’employés : experts, managers, chefs de projets, cadres techniques ou fonctionnels…

Sur le premier semestre 2021, deux entreprises sur trois nous disaient rencontrer des difficultés pour combler leurs besoins.

Aujourd’hui, c’est trois entreprises sur quatre. On manque d’informaticiens, d’ingénieurs, de commerciaux ou technico-commerciaux, et aussi de chefs de travaux ou conducteurs de travaux dans la construction. Gilles Gateau

Les bénéfices vitales de la vie de cadre.

Les hommes cadres vivent en moyenne 6 ans de plus que les ouvriers. Et la femme cadre 3 ans de plus que l’ouvrière selon l’INSEE.

De même, les écarts d’espérance de vie à 35 ans entre les diplômés du supérieur et les non-diplômés sont de 7,5 ans pour les hommes et 4 ans pour les femmes. Et dans tous les cas, quelle que soit leur catégorie sociale, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Ainsi l’espérance de vie des ouvrières est supérieure d’un an à celle des hommes cadres.

Le champ lexical des PCS.

Les PCS, professions et catégories socio-professionnelles, sont la répartition des actifs français dans des catégories. Ces actifs présentent de fait une certaine homogénéité sociale. C’est-à-dire donc qu’ils ont le même genre de comportement vis-à-vis par exemple de la fécondé, des opinions politiques, des pratiques de loisirs, etc…

Le salarié cadre en entreprise : la classification des actifs.

Pour faire les groupes, l’I.N.S.E.E, Institut national de la statistique et des études économiques, prend en compte un certain nombre de critères socio-professionnels :

  • le statut des actifs, salarié, travailleur indépendant, employeur
  • leur métier, leur qualification,
  • leur place dans la hiérarchie professionnelle.
  • avoir ou non des personnes sous ses ordres,
  • l’activité de l’entreprise où travaille la personne.
Il y a 6 professions et catégories socioprofessionnelles :
  • les exploitants agricoles,
  • les artisans, commerçants et chefs d’entreprise,
  • les cadres et professions intellectuelles supérieures,
  • les professions intermédiaires,
  • les employés
  • les ouvriers.
Le revenu comme critère de catégorisation.

Le revenu n’est pas un des critères retenus par l’I.N.S.E.E. pour constituer les PCS, même si, indirectement, on va sans doute retrouver des individus ayant des revenus comparables dans la même PCS.

Cependant l’I.N.S.E.E. ne retient pas le revenu comme critère pour constituer les PCS.

La nomenclature des catégories socioprofessionnelles.

Les PCS regroupent 42 catégories socioprofessionnelles qui sont une décomposition de la population active. Plus finement encore ces 42 catégories regroupent les 455 professions que dénombre l’I.N.S.E.E.

Parfois on trouve 8 PCS quand l’I.N.S.E.E. souhaite répartir l’ensemble de la population française. Alors Il rajoute 2 PCS :

  • les retraités,
  • et les autres sans activité professionnelle.

Juste pour conclure, nous rappelons que la nomenclature des professions et catégories socio- professionnelles dite PCS remplace depuis 1982, la CSP, Catégorie Socio-professionnelle.